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La surdouée des technologies vertes

Pouvez-vous nous expliquer la technologie mise au point par AFYREN ?

Nous utilisons les résidus de betterave provenant de sucreries, que nous transformons par fermentation. Puis nous en extrayons les molécules qui vont servir à produire des composants alimentaires habituellement fabriqués à partir du pétrole, comme par exemple des conservateurs, des antibactériens, des arômes, des parfums… Ils seront utilisés surtout dans la nourriture humaine ou animale, mais aussi les cosmétiques ou la pharmacie. C’est un procédé totalement innovant, au moins à l’échelle européenne, sinon mondiale.


Quels sont ses avantages par rapport aux composants traditionnels ?

Notre procédé est totalement respectueux de l’environnement, d’un bout à l’autre de la fabrication, et pas seulement parce qu’il est une alternative au pétrole. Il valorise des résidus plutôt que d’utiliser directement des produits agricoles. Le processus lui-même, en utilisant des micro-organismes naturels, a peu d’impact environnemental. Et nous avons une logique d’économie circulaire car nos résidus eux-mêmes sont valorisés comme engrais.


Quelle est l’histoire de l’entreprise ?

AFYREN a été créée en 2012 après six ans de recherche, par deux chercheurs issus de l’Université de Clermont-Ferrand, Jérémy Pessiot, l’actuel directeur général (à droite sur la photo, aux côtés de Nicolas Sordet), et Régis Nouaille. Après deux années consacrées au développement, au dépôt de brevets et aux premières levées de fonds, nous avons élaboré et testé une version pilote, semi-industrielle, adossée à une sucrerie locale. Nous en sommes aujourd’hui à la phase des études industrielles, qui sont déjà en partie validées ; la preuve de concept, notamment, a été très concluante. Nous avons aussi remporté, durant ce parcours, de nombreuses distinctions, dont celle d’Ambassadeur de la FrenchTech à la COP21 pour la chimie verte, le Concours mondial de l’Innovation, le Label d’excellence européen…


Et les prochaines échéances ?

Il nous reste à terminer les études industrielles et nous espérons démarrer la construction en 2018.


Que retenez-vous de ces étapes pré-industrielles ?

C’est une belle aventure de start-up, comme il en existe peu dans l’industrie. Sa force repose sur une équipe d’une dizaine de personnes (Salariés et consultants) animés par une forte motivation et des valeurs partagées, y compris l’idée que le respect de l’environnement peut être compatible avec une démarche industrielle. C’est très stimulant.


Un message pour les lecteurs ?

Nous sommes actuellement en recherche de fonds pour financer la phase de développement industriel !


Installée sur une technopole dédiée aux biotechnologies près de Clermont-Ferrand, la jeune entreprise AFYREN développe un procédé révolutionnaire et écologique pour remplacer des composants alimentaires jusqu’à présent issus du pétrole. Rencontre avec son président Nicolas Sordet.

Nicolas Sordet Nicolas Sordet président

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