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Booster de la recherche pharmaceutique

Qu’est-ce-que la Pléothérapie, et pourquoi avoir développé ce concept ?

La Pléothérapie consiste à trouver des combinaisons de médicaments déjà existants, que l’on repositionne sur une maladie pour laquelle il n’existe aucun médicament. Pharnext a choisi de développer ce concept, en particulier car l’échec du développement pharmaceutique vient du fait qu’on insiste à vouloir utiliser des monothérapies, pas des combinaisons. Or, vouloir traiter une maladie très complexe par le biais d’un seul médicament a atteint ses limites.


Quelles pathologies ces combinaisons de médicaments sont-elles destinées à traiter ?

Aujourd’hui, on se concentre essentiellement sur les maladies du système nerveux, neurodégénératives. Il faut distinguer deux composantes. Il y a la dégénérescence des nerfs périphériques, celle qui va dans les membres. Il s’agit là de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. L’autre composante concerne la dégénérescence des nerfs du cerveau, typiquement, les maladies d’Alzheimer, de Parkison, voire la maladie de Charcot. Il y a une nuance entre la maladie de Charcot, qui entraîne la dégénérescence de tous les nerfs, y compris respiratoires, et la maladie de Charcot-Marie-Tooth, qui touche uniquement les nerfs des membres.


En 2017, Pharnext aura 10 ans. Comment mesurez-vous les avancées de vos traitements ?

C’est très simple. Au bout de dix ans, on en est là où une entreprise pharmaceutique classique a besoin de quinze ans. On a donc cinq ans d’avance par rapport au processus habituel. Pour la maladie de Charcot-Marie-Tooth par exemple, après dix ans, on sera à un an de la mise sur le marché. Pharnext a clairement été un accélérateur pour la recherche, parce qu’on utilise des médicaments déjà connus. Ce qu’on invente, c’est comment les combiner. C’est encourageant car cela va vite, car ce ne serait pas toxique (des médicaments déjà connus et utilisés à faible dose), et enfin, car les résultats que l’on obtient permettraient non seulement de stabiliser une maladie, mais aussi d’améliorer ses symptômes.


Pharnext s’est lancée en bourse en juillet dernier. Qu’est-ce-que cette introduction a permis ?

Cette introduction nous a permis de lever des fonds pour poursuivre la phase 3 de nos recherches sur la maladie de Charcot-Marie-Tooth. D’autre part, ce lancement en bourse nous a donné beaucoup de crédibilité vis-à-vis de notre écosystème. Les investisseurs, pharmaceutiques comme institutionnels, nous regardent en effet beaucoup plus sérieusement quand on est coté. Cela ajoute en crédibilité, d’où cette capacité que nous avons eu à lever des fonds très importants, à hauteur de 31 millions d’euros, en l’espace d’un mois seulement.

Pharnext est une société biopharmaceutique spécialisée dans le traitement des maladies neurodégénératives. Entretien avec le Professeur Daniel Cohen, son Directeur Général, pionnier de la génétique moderne.

photo Daniel Cohen Daniel Cohen, DG

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